Bryan et sa Mustang II de 1975

Bryan est l’un des plus jeunes possesseurs de Mustang que j’ai eu l’occasion de rencontrer. En effet, du haut de ses vingt printemps, il a déjà restauré entièrement une Mustang II de 1975. Passionné par les USA des années 60-70 et par la voiture au cheval galopant, Bryan a toujours rêvé de posséder sa propre Ford Mustang. Dès qu’il en a l’occasion, c’est effectivement sur un modèle hardtop (coupé) de la deuxième génération que ce jeune habitant de Perpignan jette son dévolu.

La Grosse Pomme

Avant d’aller plus loin, revenons un peu sur l’historique de ce coupé. Sortie des usines de Dearborn en 1975 à destination de Newark, l’auto est conduite deux années durant dans les rues de New-York par sa première propriétaire. Oui, il s’agit effectivement d’une femme, française, qui vit aux USA. En 1977, cette femme rentre en France, avec sa Mustang. Elle l’utilise encore plusieurs années durant au sein de l’hexagone avant de ne la revendre en 1986 à un certain Jean-Marc. Celui-ci en prend officiellement possession le 6 mai et l’immatricule dans l’Indre-et-Loire.

Jean-Marc souhaite la restaurer. Il aime particulièrement les Mustang II et en aura plusieurs tout au long de sa vie. Aujourd’hui, il en restaure d’ailleurs une pour son fils… Toutefois, devant l’ampleur des travaux pour remettre notre Mustang sur la route, Jean-Marc décide de la revendre… en 2015 seulement ! Vous vous en doutez, c’est notre ami Bryan qui l’achètera.

Un travail colossal

Bryan n’a pas froid aux yeux. La voiture qu’il achète semble abandonnée et à restaurer. Sa peinture blanche est incontestablement à refaire et un bilan général de la voiture doit être effectué dans les plus brefs délais. L’auto, propulsée par un V6 de 2,8 litres et munie d’une boîte manuelle à quatre vitesses, nécessite beaucoup de travail tant sur le plan mécanique que sur la carrosserie. Le compteur en kilomètre par heures ne semble pas d’origine. Le compteur en miles a sans doute été remplacé en 77 lorsque la Mustang a été importée, pour une quelconque opération d’homologation…

Pas de surprise pour autant, Jean-Marc avait bien informé Bryan sur l’état du véhicule. Le jour de l’achat, Bryan passe beaucoup de temps à essayer la voiture, à diagnostiquer les éléments qui nécessitent d’être changés mais aussi à discuter avec le vendeur qui s’avère être un véritable passionné et une mine d’information au sujet des restaurations.

 

Désassemblage

Hormis le compteur en km/h, la voiture n’a subi aucune modification, Bryan l’achète ainsi, presque comme elle est sortie d’usine en 1975. Seules les roues qui sont munies de jantes PLS France et de pneus plus larges, ont été modifiées par rapport à l’origine.

Une fois chez lui, Bryan peut s’attaquer à la restauration. Et ça commence avec le démontage intégral de la voiture. Chaque pièce est retirée l’une après l’autre et minutieusement inspectée avant d’être mise de côté ou débarrassée.

Reconditionnement du moteur

Notre jeune passionné sort également le moteur, le reconditionne entièrement et change les culasses. Six mois de recherches sont alors nécessaires pour trouver des culasses qui s’adaptent parfaitement au 2,8 l de la Mustang. Ces pièces sont particulièrement prisées car très difficiles à trouver pour le V6 Cologne qui équipe la Mustang II. Bryan réalise finalement une bonne affaire : à cinquante euros la paire de culasse, il s’en sort très bien.

Des fluides propres viennent ensuite remplir les différents réservoirs avant le premier coup de clé. La voiture démarre ainsi au quart de tour ! C’est un moment de grande satisfaction pour Bryan ; mais le travail est loin d’être terminé.

Travail de carrosserie

En effet, reste maintenant la partie carrosserie. Cette dernière s’annonce plutôt lourde et assez longue. Notre jeune Mustanger doit d’ailleurs faire appel à l’un de ses amis. Ce dernier l’aide ainsi pour découper les parties trop attaquées par la rouille, retirer le mastique en quantité, et souder des parties vierges de toute impureté.

Une prise d’air (hoodscoop) est installée sur le capot, pour l’effet visuel, mais également pour permettre au carburateur de recevoir plus d’air frais. L’air ainsi réceptionné passe d’ailleurs par un filtre à air tout neuf de type « racing ». Ensuite, il pénètre dans un nouveau carburateur Holley 5200 installé par Bryan. Également, une grande partie des éléments d’accastillage est remplacé par du neuf, tout en conservant un aspect visuel proche de l’origine.

 

Peinture

La première peinture bleu réalisée par notre ami Perpignanais réagit mal et le travail doit finalement être refait. Ainsi, après de nombreuses journées passées à poncer la carrosserie, une nouvelle peinture est appliquée, pour la seconde fois.

Pour terminer, des bandes blanches arborant fièrement le nom « MUSTANG » sont appliquées de chaque côté sur les bas de caisse.

Le remontage

La Mustang est ensuite remontée pièce par pièce, boulon par boulon, etc. L’échappement, bien usé lui aussi, est remplacé par une ligne en inox reprenant les cotes d’origine. La sellerie est également refaite. Pour finir, des sièges et une moquette Ford sont utilisés pour conserver un aspect le plus proche de l’origine. Enfin, ce sont les jantes d’origine, magnifiquement restaurées, qui sont montées pour sublimer l’auto.

 

 

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